Présentation du village de Charnay

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Une situation géographique perchée et dorée

Charnay, village des Pierres Dorées, est situé dans le Beaujolais à 20 km de Lyon et 12 km de Villefranche-sur-Saône.
Perché à 450 m d’altitude, le village est entouré par les communes d’Alix, Belmont, Saint-Jean des Vignes, Morancé et Marcy.

Construit sur une crête qui part de l'Azergues (Pont Dorieux) et redescend sur Villefranche, située à 12 km, cette situation permet à Charnay d'avoir un panorama très étendu dans toutes les directions, en particulier depuis la tour panoramique aménagée.

Avec ses 1094 habitants au recensement INSEE de 2013, la commune fait partie de la Communauté de Communes Beaujolais-Pierres Dorées et du canton du Bois d’Oingt.


D'où vient cette couleur dorée?

Il s'agit d'un calcaire à la teinte chaude omniprésent, surnommé « La Pierre Dorée », qui a permis la construction et qui caractérise encore aujourd'hui le village de Charnay.

Sa teinte peut aller jusqu’à une nuance tirant sur le rouge en fonction de sa teneur en oxyde de fer, et les maisons du village - construites toujours en pierres d’origine local provenant de la dizaine de carrières ouvertes sur la commune essentiellement dans le calcaire jurassique « Aalénien » - montrent bien l’appartenance à cette région « Beaujolais des Pierres Dorées ».

Les maisons du XIXe siècle servent d’écrins à deux constructions remarquables : Le château « La Mansarde » édifié au XVIIe et l’eglise des XIe et XIIe dont l’abside et le clocher romans sont construits avec une pierre blanche dite « pierre ou calcaire oolithique de Lucenay » dont l’origine géologique est une strate plus récente du Jurassique le « Bathonien ».

Une végétation et des cultures adaptées aux sols argilo-calcaire

La campagne autour de Charnay, situé à une altitude approximative de 400 m, est propice à une flore acclimatée aux sols argilo-calcaire : chêne blanc, buis, cornouiller sanguin…sont largement répandus. Plus rares : le chêne vert et le seul gisement du département du Rhône de tulipes sauvages « tulipa sylvestris ».

La culture prépondérante est la vigne (Gamay, Chardonnay et maintenant Pinot) associée à de nombreux arbres fruitiers.

Tout cet environnement - qui présente les traces des défrichements anciens et successifs des XVIIe, XVIIIe et XIXe que sont les chirats, les murets et les cabanes de vignerons en pierres sèches - est propice pour nos vignerons à la recherche d’un label autour de la marque « Reflets des Pierres Dorées » qui caractériserait bien les qualités propres de nos vins.

Une histoire qui remonterait au 2e siècle de notre ère

Si peu d'informations sont disponibles sur l'origine même du village, il se dit toutefois que Charnay devrait son nom à un légionnaire romain qui aurait créé en ce lieu une villa romaine au 2ème siècle de notre ère.

Dix siècles plus tard, le village de Charnay dépend des Comtes du Forez et du Lyonnais jusqu'en 1175 où il passe sous l'égide de l'Archevêque et des Chanoines Comtes de Lyon.

Au fil du temps, les grandes seigneuries se succèdent. L'histoire retiendra la famille Du Lieu qui, au 17e siècle, entreprend la construction du grand château de la Mansarde. En 1683, c'est Pierre de Revol qui devient Seigneur du village et propriétaire du château.

A cette époque, la culture du ver à soie arrive à Charnay mais c'est la vigne qui est déjà la principale culture de ce petit bourg dont la population oscille entre 300 et 800 âmes au milieu du 18e siècle.

La Révolution donne un premier Maire à Charnay

La Révolution de 1789 met fin aux pouvoirs des Chanoines Comtes. Joseph Buffeton est élu Maire. Pierre Dupoizet lui succède de 1792 à 1800. Les principaux travaux d'aménagement du village sont réalisés à la fin du 19e siècle (égouts, lavoirs, adductions d'eau ...).

La guerre de 1914-1918 n'épargne pas les enfants de Charnay ; certains s'y distinguent comme le Général Degoutte, natif de du village.

Aujourd'hui, un très joli village

Aujourd'hui, Charnay est considéré comme un des plus beau village du secteur des Pierres Dorées, où chacun s'attache à préserver la douceur de vivre et cet immense patrimoine.

Un patrimoine historique à visiter :

  • Le château de la Mansarde construit vers 1650 pour les Seigneurs laïcs et racheté en 1948 par la Commune,
  • L'église romane en partie (construction entamée vers 1150) et gothique pour ce qui concerne sa partie centrale et sa nef à trois travées, placée sous le vocable Saint Christophe (statue en pierre polychrome, classée par les Monuments Historiques),
  • Le château fortifié construit entre les 12ème et 13ème siècles par les Chanoines Comtes de Lyon et qui sert désormais d'agence postale,
  • le château de Bayère appartenant au Marquis de Chaponay avant d'être acheté par Edouard Aynard (député du Rhône) ; ses héritiers le cédèrent pour y faire soigner les « Poilus » de la Grande Guerre atteints de tuberculose,
  • Le lavoir construit en 1880,
  • Le pont à bascule construit en 1871,
  • De nombreux calvaires, croix de chemin, cadoles en pierres dorées, puits « sarrazin » de la route d'Alix, bas-reliefs sur des maisons de carriers (emblème de compagnonnage) et glacière de Bayère.